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Centre de formation : Objectif double formation


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Christophe Gaubert, chargé de mission pour l’agence XV, intervient une fois par an et ce depuis cinq ans auprès du centre de formation du Montpellier Hérault Rugby afin de sensibiliser nos jeunes joueurs à la précarité du statut de rugbyman.

Le rugby a subit d’importante métamorphose depuis cinq années, comment cela se traduit-il dans vos interventions ?


Il y a une évolution structurelle et juridique notable qu’il est nécessaire de transmettre. Comment ne pas parler aussi de l’évolution de la réglementation. La mise en place de quotas sur les joueurs issus des filières de formation française (JIFF) va en ce sens.
Il s’agit donc d’expliquer et de faire découvrir les structures dans lesquelles ces jeunes joueurs sont amenés à évoluer.

 

"Une carrière, ça reste aléatoire et sujet à la précarité"


Cette législation est une chance pour eux, il faut qu’ils en prennent conscience.
Comme il faut prendre conscience de la crise économique. Elle s’est répercutée sur le rugby.
Plus de 60 joueurs étaient au chômage en début de saison, c’est un record.
Une carrière de joueur, c’est des moments exceptionnels mais ça reste très aléatoire et très précaire.

C’est relativement effrayant ?

C’est effrayant effectivement.

Nous nous occupons du retour à l’emploi des joueurs. Notre objectif est que tous les joueurs puissent aborder une fin de carrière entre 30 et 35 ans, malheureusement force est de constater que c’est de moins en moins le cas. Il nous faut parfois reconvertir des joueurs qui ont 23, 24 ou 25 ans et non plus des trentenaires. A nous de faire prendre conscience aux jeunes joueurs de cette réalité-là.

 



Vos auditeurs sont-ils sensibles à vos discours ?

Je dirais que ça dépend de leur situation sportive au moment de nos interventions. Nous ne les rencontrons qu’une fois par an. De jeunes joueurs en pleine explosion sportive ont du mal à être sensibles. Ceux qui connaissent un arrêt dans leur progression sont bien plus réceptifs.
L’entourage est aussi très important, la famille, l’agent... Il faut toujours avoir en tête, la précarité et la reconversion, pour que la fin de carrière sportive se passe dans les meilleures conditions et le plus facilement possible.

 

"Le centre de formation du MHR est un excellent élève"



Le centre de formation du Montpellier Hérault Rugby est-il bon élève ?

Montpellier est un très bon élève. Son centre de formation est des plus performants, sportivement  d'une part, mais aussi sur la qualité des études et de l’accompagnement des jeunes.
Jacques Boussuge qui malgré son contrat pro, continue sa formation en Ecole supérieur de commerce, en est le meilleur exemple.
 Montpellier est un excellent élève.