Fulgence Ouedraogo, Money time
Publié le 05/05/2011
Déterminé, fier, confiant, mais surtout heureux de l’occasion qui se présente, Fulgence Ouedraogo se prépare à un événement majeur de sa jeune carrière. Pour la première fois de son histoire, le MHR peut se qualifier pour la phase finale de la poule unique. Mémorable.
Comment va notre capitaine ?
Fulgence Ouedraogo : Plutôt bien, j’ai repris le physique et la course avec accélération il y a deux semaines. Depuis la semaine dernière je m’entraîne à nouveau avec l’équipe. J’ai été frustré de ne pas jouer, je suis vraiment content de pouvoir reprendre.
Comment s’est passé ton éloignement du groupe pro à un moment aussi important ?
F. O. : A un moment crucial même ! C’est dur… c’est dur d’être mis à l’écart du groupe alors que tu arrives dans la dernière ligne droite. C’est vraiment difficile à vivre. Pendant la semaine tu ne fais que croiser les joueurs, tu ne sais pas trop ce qui se passe. J’essaye d’être présent les jours de match et d’apporter tout mon soutien, mais c’est assez limité. C’est une situation vraiment particulière, on se sent inutile.
Dans quel état d’esprit as-tu trouvé le groupe au lendemain de Brive ?
F. O. : Il y avait une grosse déception, mais nous avons très vite tourné la page. Nous n’avons absolument rien à perdre. Les joueurs sont motivés et prêts à relever le défi. Un magnifique challenge s’offre à nous. Il y a une grande excitation face à cet événement. Il faut se libérer. Nous allons jouer dans un stade plein, pour un match qui peut nous apporter une place en barrage et en coupe d’Europe. Nous jouons au rugby pour des moments comme celui-ci.
Quel discours feras-tu à l’équipe avant la rencontre ?
Je crois que les mots resteront très simples. Il n’y a pas besoin de motiver les joueurs, l’événement en soi est une source de motivation. Il faut se servir de la pression pour se sublimer. Nous donnerons tout.

Que craints-tu du Rugby Club toulonnais ?
F. O. : On connait Toulon. On peut les aimer ou pas, à chaque fois qu’ils ont voulu gagner quelque part ils l’ont fait. Ce fut le cas à Perpignan par exemple. C’est quelque chose de très fort et pour cela, on peut leur tirer notre chapeau. Ils entendaient gagner leurs trois derniers matchs pour se qualifier, ils en sont à deux victoires et s’apprêtent à nous rencontrer. Voilà, la situation.
Après c’est un club extrêmement exposé médiatiquement, notamment par les déclarations fracassantes de son président. Il faudra rester concentré sur le match et notre objectif. Tout est possible à ce jour. Je suis impatient et enthousiaste.
Imaginais-tu vivre un tel moment en début de saison ?
F. O. : J’aurais signé tout de suite, c’est sûr. Après plusieurs années à jouer le maintien, nous avons l’opportunité aujourd’hui de jouer un « grand match », un match pour lequel l’enjeu te tire vers le haut. C’est un match qui peut récompenser notre saison. Je le prends comme un cadeau.
Et cette histoire de scooter ?
C’est marrant. Ça fait partie du spectacle autour de la rencontre, ça ajoute un peu de piment. Autant Mourad Boudjellal que Fabien Galthié aime ça.
Après, Toulon en scooter, c’est long. Il ne faudrait pas qu’il attrape froid
On va essayer de le garder, je crois que c’est mieux pour tout le monde.
Un mot pour les supporters ?
Il y aura deux matchs la semaine prochaine. Un sur le pré, un dans les tribunes. Il faut écraser les supporters toulonnais sous les chants montpelliérains. Il faut qu'ensemble nous gagnions notre match respectif.












