Interview de Renaud Chevalier, Préparateur physique du MHR
Publié le 01/12/2011
Renaud, tu es le préparateur physique de l’équipe du MHR. Que penses-tu du calendrier de cette fin d’année ?
Il est affreux ! (Rires) Déjà, il était compliqué à la base mais avec le match reporté c’est pire encore. Entre la Coupe d’Europe et le Top14, on a un calendrier compliqué avec les matchs aller et retour contre Glasgow et la réception de Toulouse et du Racing, ça va pas être simple…
L’équipe va jouer 3 matchs en même pas 10 jours. Comment prépare-t-on les joueurs à un tel enchainement ?
On a fait énormément de récupération et on est très à l’écoute des joueurs et des entraîneurs. On veille à ne pas taper dans les réserves des joueurs mais c’est encore une fois très compliqué. C’est notamment pour ça que l’on est obligé de faire les compositions d’équipe au dernier moment et ce de manière collégiale afin que nous, les 3 préparateurs physiques, donnions notre sentiment sur la récupération de tel ou tel joueur, sa capacité à jouer et combien de temps. Après, on subi des aléas…
Pendant cette période, est-ce que les soins prennent le pas sur les entraînements ?
Oui. On fait plus de soins, des entraînements plus courts. On essaie quand même de garder de l’intensité parce qu’il ne faut pas non plus que les joueurs perdent en rythme.
Didier Bès s’est inquiété du calendrier en disant que cela pouvait nuire à l’intégrité physique des joueurs. Qu’en penses-tu ?
On a l’exemple hier. A la limite, Benjamin n’est pas le meilleur exemple parce qu’il n’avait pas joué les matchs précédents mais Julien est complètement dans ce cas là et là, je m’attends au pire pour le match contre Biarritz. Fufu et Mamuka ont fait l’intégralité des derniers matchs et pour certains, ça va être difficile de les refaire jouer.
La 1ère partie de saison du MHR est en demi teinte, il faut donc aller chercher coute que coute des résultats sur les prochaines rencontres et en même temps préserver l’effectif. Comment gérez-vous cette contradiction ?
Notre but c’est vraiment que tous les joueurs soient à disposition des coachs donc ce n’est pas vraiment de la gestion d’effectif, c’est plutôt de la gestion au cas par cas pour alléger les entraînements et les préparer. On l’a bien vu en début de saison, il y a des joueurs qui ne sont pas indispensables à l’équipe mais presque donc eux, on les met dans la glace pendant 4 jours pour qu’ils soient disponibles pour les entraîneurs.
On te voit toujours en train de regarder ton chrono. Est-ce que depuis le début de la saison tu estimes que le temps vous a manqué, notamment en ce qui concerne la préparation d’avant saison ?
Complètement ! Ca a été très différent de la saison passée où les joueurs n’avaient quasiment pas fait de rugby donc on avait pu pousser loin la préparation physique. C’est d’ailleurs ce qui nous avait permis de faire un très bon début de saison. Cette année, non seulement les joueurs n’étaient pas tous là mais en plus on a eu un mois et demi en moins. Là, je pense qu’on a à peu près rattrapé le retard mais on n’était pas bien sur les 7 premiers matchs.
A mi-parcours, quel regard portez-vous sur ce qui a déjà été fait ?
On s’y attendait un petit peu. Pas à ce point là, on espérait un peu mieux mais on savait qu’on aurait des difficultés. Maintenant il va falloir s’accrocher pour compenser. Au classement britannique on est à 4 points de la 6ème place donc en un match ça peut être fait mais bon, les Biarrots sont aussi dans l’urgence… A la limite, il vaut mieux joueur les gros qui ont moins le couteau sous la gorge que les petits qui en veulent sans doute plus.
Qu’espérez-vous pour les phases retours ?
Repasser dans les 6!











