Top14 - Biarritz - 29/12/2013

Compte rendu du match

Montpellier se remet en selle

Allez, aujourd’hui c’est le bon moment. Le moment parfait même, pour reprendre la marche en avant et renouer avec le succès qui fuit le MHR depuis si longtemps. Depuis le 2 novembre exactement et une victoire ici même à Du-Manoir contre Grenoble. Autant dire une éternité. Pire, la 6ème place est sérieusement menacée, alors autant dire que l’équipe est sous pression. Et sur le papier la venue de la lanterne rouge est l’occasion rêvée pour se relancer, mais les rouges et blancs du Biarritz Olympique n’ont pas l’intention de jouer aux pères Noël, eux qui luttent pour leur survie dans ce Top 14. Match piège ? Un tantinet oui, mais après avoir fait la fête en famille, nos Cistes veulent en faire de même sur le terrain et finir 2013 sur une bonne note.
 
Un MHR qui veut d’entrée de jeu marquer son territoire. Une pénalité tapée en touche, du jeu au large, une percussion de Nagusa, un ballon récupéré sur lancé adverse, puis une mêlée gagnée. On ajoute à cela un maul qui pénètre sur 30 mètres, une percée de Tulou sur 30 supplémentaires, un carton jaune pour Biarritz et deux pénalités de Paillaugue, le MHR mène 6-0 après 11 minutes. A première vue la dinde des fêtes a bien été digérée. Relance depuis les 22, pénalité jouée vite, mêlée dominatrice, nouveau carton jaune pour Biarritz, et essai de Nagusa ! Le MHR doit se faire pardonner, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’en menant 13-0 après 17 minutes, il le fait plutôt bien. Déjà qu’il est difficile de suivre le rythme en écrivant ces lignes, inutile de dire ce que ressentent les biarrots à ce moment là. Et quand en plus nos cistes se mettent à jouer vite un renvoi aux 22 pour faire jouer les cannes de Nagusa et remonter 80 mètres, le BOPB semble à la rue. Surtout quand cette remontée de balle se conclue par une un plongeon dans l’en-but de Tulou. 20-0 à la 27ème, le Père Noël du MHR gatte tout le monde. Mais Biarritz a de l’orgueil et profite d’un laisser aller du MHR pour marquer un essai d’avant et porter le score à 20-10 après une pénalité de Yachvili. Attention à ne pas à ne pas se voir trop beau. Trop beau ? Non jamais, et nos cistes l’ont bien compris en tapant les pénalités en touche et en éjectant vite le ballon d’un maul pour envoyer son colosse géorgien Gorgodze derrière la ligne. 27-10, 3 essais à un, voilà qui est mieux. Mais attention tout de même, car en plus d’être bondissant, le basque est joueur, et le danger s’installe dans le camp héraultais quand le BO décide d’attaquer. La lanterne rouge n’a aucune envie de servir de victime expiatoire. Quoiqu’il en soit plus rien ne sera marqué dans cette première période bien maitrisée par le MHR qui a tendance cependant à se mettre en danger à certains moments.
 
Une deuxième période qui commence elle aussi sur rythme endiablé, avec une pénalité tapée en touche par Trinh-Duc, un ballon porté et … Un nouvel essai, oui messieurs dames, celui-ci étant l’œuvre de Mickaël Ivaldi. 34-10 et bonus offensif en poche, tout roule. Mais fidèle à ses principes, Biarritz envoi du jeu et se retrouve trop vite et trop facilement dans les 5 mètres héraultais. Montpellier enchaine les fautes, et se retrouve à 14. Infériorité numérique préjudiciable dont profite Ngwenya pour plonger dans l’en-but en coin. 34-17 et voilà le bonus qui s’échappe. Montpellier est mis sous pression par une valeureuse équipe biarrote qui ne lâche rien. Au point de marquer un troisième essai par l’intermédiaire de Pietersen. Essai non transformé, 34- 22 et voilà le scénario de Brive qui se répète, on s’en serait bien passé. Infériorité numérique payée cash, mais qui a au moins le mérite de réveiller nos cistes qui profitent d’un maul encore un fois dévastateur pour permettre à Tulou d’aplatir son deuxième essai de la soirée. 41-22 dans un match complètement fou où pratiquement chaque action se termine par un essai. Et alors que Tulou s’infiltre, une mauvaise passe permet à Pietersen d’amorcer un contre pour échouer à 5 mètres de l’en-but. La défense montpelliéraine souffre et le dernier ¼ d’heure risque d’être fort usant pour les nerfs. Une fin de match rythmée par l’envie montpelliéraine de décrocher ce satané bonus offensif. Et à force de pénalités tapées en touches et de mauls dévastateurs, une charge plein axe de Ranger ouvre une brèche dans laquelle s’engouffre sans opposition Gorgodze pour signer lui aussi un doublé. 4 minutes à jouer, 48-22 pour le MHR, et surtout un bonus offensif à défendre coûte que coûte alors que la ola réchauffe les 12 000 supporters bleus et blancs. 
 
On en restera là, et au bout du suspense, à l’issue d’un match totalement fou, le MHR renoue avec le succès. Montpellier voulait une victoire bonifiée, mission accomplie. Montpellier voulait se rassurer, mission pas tant accomplie que ça. Mais l’essentiel est ailleurs, car par les temps qui courent, seuls les 5 points importent. A l’issue d’un Boxing Day qui a tenu toutes ses promesses, nos Cistes se relancent dans ce championnat et souhaiteront de tout cœur confirmer la semaine prochaine dans le froid corrézien pour peut-être entamer une nouvelle série, plus glorieuse que la précédente. C’est tout le mal qu’on leur souhaite à l’approche de cette nouvelle année.  
 
Texte : Adrien Lignières
Photos : Fabrice Chort
 
Points MHR :
Pénalités : Paillaugue (7ème, 11ème)
Essais : Nagusa (17ème), Tulou (27ème, 60ème), Gorgodze (37ème, 76ème), Ivaldi (44ème)
Transformations : Paillaugue (17ème, 27ème, 37ème, 44ème, 60ème), Trinh-Duc (76ème)
 
Points BOPB :
Pénalités : Yachvili (29ème)
Essais : Lund (32ème), Ngwenya (51ème), Pietersen (54ème)
Transformations : Yachvili (33ème, 51ème)
 
Composition MHR :
1. Yvan Watremez (60ème : 23. Na’ama Leleimalefaga) – 2. Mickaël Ivaldi (68ème : 16. Charles Géli) – 3. Nicolas Mas (50ème : 17. Maximiliano Bustos) – 4. Jim Hamilton – 5. Thibaut Privat (60ème : 18. Mickaël De Marco) – 6. Kélian Galletier – 7. Mamuka Gorgodze – 7. Alex Tulou – 9. Benoit Paillaugue (73ème : 20. Eric Escande) – 10. François Trinh-Duc – 11. Yoan Audrin – 12. Wynand Olivier (54ème : 21. Thomas Combezou) – 13. Rene Ranger – 14. Timoci Nagusa – 15. Pierre Bérard (66ème : 22. Anthony Floch)
 
Composition BOPB :
1. Fabien Barcella (66ème : 17. Thomas Synaeghel) – 2. Arnaud Héguy – 3. Eugene Van Staden (11ème: 23. Benedict Broster) – 4. Erik Lund – 5. Eric Dos Santos (32ème: 18. Joshua Furno) – 6. Benoit Guyot (50ème: 19. Raphaël Lakafia) – 7. Ueleni Fono – 8. Imanol Harinordoquy – 9. Yann Lesgourgues – 10. Dimitri Yachvili (73ème: 20. Julien Peyrelongue) – 11. Teddy Thomas (50ème: 21. Aled Brew) – 12. Damien Traille (73ème: 22. Geoffrey Sella) – 13. Benoit Baby – 14. Takudzwa Ngwenya – 15. Johan Pietersen
 
Photos
Vidéos