Top14 - Racing Metro 92 - 30/11/2013

Compte rendu du match

Rebondir. C’est le mot du jour, que ce soit d’un côté ou de l’autre. Défaits le week-end dernier dans leur antre, nos cistes se déplacent chez une équipe du Racing en pleine tourmente et qui vient d’en prendre 40 à Clermont. Le ciel semble donc bien sombre sur la capitale, et ces deux prétendants aux phases finales sont à la recherche d’une éclaircie au plus vite ! Pas le temps d’aller prier Notre-Dame, c’est sur le rectangle vert que ça se passe, alors flexion, liez … Jeu !

Et inutile de dire que les locaux veulent vite mettre la main sur le ballon et par la même occasion leur empreinte sur la rencontre. Et leur première initiative leur offre une pénalité convertie par Machenaud. 3-0 après 3 minutes.Et alors qu’on aurait pu penser que l’enjeu et la pression allaient nous donner un match fermé, c’est plutôt à une rencontre débridée à laquelle on a droit dans ce début de match. C’est désormais au tour des montpelliérains de mettre la main sur le ballon, et après une possession de près d’une minute 30, Pélissié alerte Trinh-Duc qui passe un drop, son cinquième de la saison, pour remettre les deux équipes à égalité après 12 minutes. Et si la touche héraultaise n’est pas au point ce soir, la mêlée elle est au rendez-vous, de quoi obtenir une pénalité tentée et réussie par Pélissié pour porter le score à 3-6. Nos cistes qui ont la main sur le ballon et qui perturbent les racingmen malgré quelques maladresses. Et en quelques passes les héraultais sont capables d’éjecter sur le large, et mettre les joueurs du Racing à la faute suite à un 2 contre 1 mal négocié par Bérard. Quoiqu’il en soit, Pélissié profite d’une faute au sol pour passer 3 points supplémentaires et permettre aux siens de rentrer aux vestiaires avec 6 points d’avance suite à une première période peu emballante. Il va falloir se faire violence, s’accrocher, car il y a un coup à jouer.

Une deuxième période qui part sur les mêmes bases. Des intentions et des approximations, pas de quoi exciter le public. Du coup la différence se fait au pied. Une pénalité de chaque côté et le score est de 6-12 pour nos bleus. Mais il en faut plus pour abattre des franciliens bien décidés à montrer un autre visage que la semaine dernière. Et c’est Benjamin Fall qui sonne la révolte avec un coup de pied par dessus pour plonger dans le coin de l’en-but. Essai non transformé fort heureusement, 11-12 pour le MHR. Mais voilà, nos cistes savent à quoi s’en tenir, il va falloir être fort, très fort. Et avec le vent de face, nos bleus n’ont pas d’autre choix que de porter le ballon, et une percussion comme les aiment de Ranger entraine un décalage sur l’autre aile où Ebersohn est à deux doigts de servir Beattie pour aller à l’essai. Occasion ratée. Et dans la foulée, Imhoff place une accélération dont lui seul a le secret pour venir mourir à 5 mètre de la ligne. Mais en retard, la défense du MHR se met à la faute, et Machenaud fait passer son équipe devant. 14-12 à un quart d’heure de la fin. Le Racing domine, Montpellier souffre, et nos cistes ont du mal à supporter la pression mise dans les rucks. Et par conséquent, le MHR se met à la faute. Machenaud ne se fait pas prier pour donner un avantage pratiquement définitif au Racing. 17-12 à deux minutes du terme. Un score qui semble satisfaire les hommes de Fabien Galthié qui tapent en touche pour assurer le point de bonus défensif.

Montpellier voulait rebondir et se rassurer. Occasion manquée. Pire encore le MHR rentre dans une spirale peu réjouissante surtout quand on jette un coup d’œil sur le calendrier à venir. Une double confrontation contre Leicester suivie d’un déplacement à Toulon. Une situation préoccupante certes, mais nous en sommes qu’à la moitié de la course, la ligne d’arrivée est encore loin, alors hors de question d’abandonner. Ce serait trop bête …

Texte : Adrien Lignières / Crédits photos : Fabrice Aygalenq

Points RM92 :

Pénalités : Machenaud (3ème, 50ème, 64ème, 78ème)

Essais : Fall (56ème)

Points MHR :

Drop : Trinh-Duc (12ème)

Pénalités : Pélissié (21ème, 39ème, 54ème)

Composition RM92 :

1. Davit Khinchagishvili (65ème : 17. Eddy Ben Arous) – 2. Dimitri Szarzewski (74ème : 16. Virgile Lacombe) – 3. Luc Ducalcon – 4. Karim Ghezal (65ème : 18. François Van der Merwe) – 5. Juandre Kruger – 6. Wenceslas Lauret – 7. Bernard Le Roux – 8. Jone Qovu – 9. Maxime Machenaud – 10. Benjamin Dambielle – 11. Juan Imhoff (65ème : 21. Marc Andreu) – 12. Fabrice Estebanez – 13. Henry Chavancy – 14. Benjamin Fall (78ème : 22. Alexandre Dumoulin) – 15. Benjamin Lapeyre

Composition MHR :

1. Mischa Nariashvili (78ème : Na’ama Leleimalefaga) – 2. Charles Géli (54ème : 16. Mickaël Ivaldi) – 3. Nicolas Mas (65ème : 17. Maximilano Bustos) – 4. Jim Hamilton (68ème : 18. Thibaut Privat) – 5. Robins Tchalé-Watchou – 6. Alexandre Bias (78ème : 19. Kélian Galletier) – 7. Mamuka Gorgodze – 8. Johnnie Beattie – 9. Jonathan Pélissié (71ème : 20. Benoit Paillaugue) – 10. François Trinh-Duc – 11. Anthony Tuitavaké – 12. Wynand Olivier – 13. Robert Ebersohn – 14. Rene Ranger – 15. Pierre Bérard

 

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