Top14 - Toulon - 21/12/2013

Compte rendu du match

 

La fleur de ciste est un peu fanée en ce moment il faut bien le reconnaître. 4 défaites consécutives on n’avait pas connu ça depuis un bon moment. Et quand on sait que le RC Toulon se profile à l’horizon, qui plus est dans son antre de Mayol, il y a de quoi claquer des dents. Mais il en faut plus pour abattre nos bleus bien décidés à relancer la machine et repartir de la Rade avec des espoirs dans leur hotte. A quelques jours de Noël ça ne serait pas une mauvaise idée.

De premières minutes encourageantes pour les montpelliérains avec une longue séquence dans le camp toulonnais qui ne donne rien mais qui montre bien que les hommes de Galthié ont de l’envie. En témoigne également la touche jouée rapidement par Pélissié, les relances de Bérard et Dupont. Montpellier ne se laisse pas intimider. Mais à force de vouloir jouer se met à la faute facilement. Et Wilkinson n’en demande pas tant pour ouvrir le score sur pénalité. 3-0 après 9 minutes de jeu. Mais Toulon n’est pas vraiment serein. Et une passe directement en ballon mort offre une mêlée à 5 mètres aux héraultais. De quoi mettre à la faute la défense varoise et obtenir une pénalité convertie par Trinh-Duc pour remettre les deux équipes à égalité après un quart d’heure. Mais l’indiscipline du MHR permet à Wilkinson de vite redonner 3 puis 6 points d’avance aux siens. 9-3, et 20 premières minutes d’observation, se limitant à du jeu d’avant et ponctuées par des maladresses. Mais malgré tout nos cistes imposent un sacré rythme et embêtent sacrément leurs adversaires, dans les zones de rucks notamment. Mais il fallait bien que le match s’emballe à un moment ou un autre, et c’est Delon Armitage qui se charge d’appuyer sur l’accélérateur en prenant un intervalle, en feintant la passe, en accélérant et en envoyant Juan Smith aplatir le premier essai du match. 16-3, et les misères ne sont pas finies, la défense héraultaise semble dépassée, pour se remettre à la faute encore une fois, et prendre 3 pts de plus accompagnés d’un carton jaune pour Hamilton. 19-3 à la sirène, la suite de l’après-midi risque d’être longue.

Et la deuxième période commence comme a fini la première, par un essai toulonnais. Un ballon récupéré dans un ruck, et la vitesse d’exécution des arrières rouges et noirs déstabilise totalement la défense des cistes. Un essai d’école avec du jeu au large et des surnombres parfaitement négociés pour envoyer David Smith à dame. 24-3. L’infériorité numérique se fait sentir, et les toulonnais franchissent la ligne une troisième fois sur un ballon porté. 31-3 et 15 points encaissés en infériorité numérique, ce n’est pas négligeable. Et à 15 contre 15 c’est toujours plus simple, car une bonne poussée sur introduction varoise permet à Gorgodze de finir en en-but. 31-10 Montpellier sauve l’honneur avant que les vieux démons du match aller ne refassent surface. Une passe sautée de Trinh-Duc interceptée par Drew Mitchell, et l’ailier australien aplatit entre les perches. Un essai marqué plus un encaissé dans la foulée égal un écart inchangé, 38-10, un match d’ores et déjà à oublier. Des touches perdues, des en-avants, des fautes au sol, le MHR souffre, et les provocations de Botha et le carton jaune infligé à Olivier ne facilitent pas les choses. Montpellier a le mérite de ne pas fermer le jeu, mais Toulon est bien trop fort, et chaque accélération toulonnaise est un danger. Et les champions d’Europe se payent le luxe de planter un cinquième essai pour conforter son bonus et enfoncer un peu plus nos cistes.

43-10 score final, et cinquième défaite consécutive pour le MHR. Montpellier aura tenu 33 minutes, et même si il aurait été présomptueux de prétendre gagner le match, une telle défaite fait mal à la tête. Le MHR rentre donc dans l’Hérault avec plus de 40 points dans les valises et on s’en serait bien passé par les temps qui courent. Place désormais aux fêtes de Noël pour se vider la tête avant de recevoir le Biarritz Olympique pour un match déjà sous haute tension.

Texte: Adrien Lignières
Photos: Kilian Fragu / RCT

Points RCT :

Pénalités : Wilkinson (9ème, 19ème, 23ème), Giteau (38ème)

Essais : J. Smith (33ème), D. Smith (42ème), Orioli (46ème), Mitchell (52ème), S. Armitage (78ème)

Transformations : Giteau (34ème, 47ème, 53ème)

Points MHR :

Pénalités : Trinh-Duc (15ème)

Essais : Gorgodze (50ème)

Transformations : Paillaugue (51ème)

Composition RCT :

1. Xavier Chiocci (52ème : 17. Florian Frésia)– 2. Jean-Charles Orioli (56ème : 16. Benjamin Noirot) – 3. Carl Hayman (70ème : 23. Chilachava) – 4. Bakkies Botha – 5. Ali Williams (67ème : 18. Jocelino Suta)– 6. Juan Smith (70ème : 19. Pierrick Gunther) – 7. Virgile Bruni – 8. Steffon Armitage – 9. Sébastien – Tillous-Borde (70ème : 22. Michael Claassens) – 10. Jonny Wilkinson (62ème : 21. Maxime Mermoz) – 11. David Smith – 12. Matt Giteau – 13. Mathieu Bastareaud – 14. Drew Mitchell – 15. Delon Armitage

Composition MHR :

1. Mischa Nariashvili (47ème : 23. Na’ama Leleimalefaga) – 2. Mickaël Ivaldi (56ème : 16. Thomas Bianchin) – 3. Nicolas Mas (56ème : 17. Maximiliano Bustos)– 4. Jim Hamilton (60ème : 18. Thibaut Privat) – 5. Sitaleki Timani – 6. Paul Grant – 7. Mamuka Gorgodze – 8. Johnnie Beattie (50ème : 19. Alexandre Bias) – 9. Jonathan Pélissié (29ème : 20. Benoit Paillaugue) – 10. François Trinh-Duc – 11. Lucas Dupont – 12. Robert Ebersohn – 13. Anthony Tuitavake (62ème : 21. Wynand Olivier) – 14. Rene Ranger – 15. Pierre Bérard

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