Top14 - Toulouse - 08/02/2014

Compte rendu du match

E-NOR-ME !!!
 
Un doublon n’est autre qu’une journée de championnat programmée le même week-end qu’une rencontre internationale ce qui oblige par conséquent les clubs à devoir jouer sans leurs internationaux.
Même si vous le savez, il est toujours utile de rappeler la définition de ce terme qui a fait couler beaucoup d’encre cette semaine. Car le Stade Toulousain n’est pas la seule équipe handicapée. Pas moins de 15 absents côté héraultais, blessures comprises certes, mais quand même, c’est colossal. Pratiquement autant que leurs hôtes du soir. Alors aller défier la meilleure équipe de France sur ses terres dans ces conditions, pas vraiment une aubaine pour nos Cistes, d’autant plus que malgré tout Guy Novès a pu aligner une équipe qui a plutôt fière allure !
C’est donc en terres ennemies et avec le reste de son effectif encore sur le pied de guerre que le MHR va tenter de faire de la résistance.
 
Et après deux premières minutes où les Toulousains ont la main sur le ballon, un premier ballon porté héraultais bien dirigé par Tulou met les locaux à la faute et Escande en profite pour ouvrir le score après 7 minutes de jeu.
Une pénalité à laquelle répond quelques minutes plus tard Barraque pour remettre les deux équipes à égalité après un quart d’heure de jeu.
Dans une rencontre comme celle-là, inutile de dire que chaque munition est importante et les buteurs vont avoir leur importance.
La conquête également et dans ces premières minutes, elle est loin d’être propre que ce soit d’un côté comme de l’autre, les ballons sont cafouillés en touche, les mêlées ne sont pas stables, forcément difficile d’envoyer du jeu.
Pourtant Montpellier essaie, en témoigne les 70% d’occupation après les 20 premières minutes. Mais le score ne reflète pas cette domination territoriale. D’autant plus qu’à la demi-heure de jeu l’ouvreur toulousain Bézy ajoute 3 points de plus pour porter le score à 6-3.
Mais Montpellier ne se laisse pas abattre pour autant, et derrière un ruck Tulou s’échappe le long de la ligne de touche pour se faire pousser hors des limites du terrain à seulement 5 mètres de la ligne d’en-but. Le voilà le premier éclair de ce match mais c’est un tir à blanc pour le MHR.
6-3 c’est le score à la pause dans une rencontre très fermée. Un rugby à l’ancienne, un rugby de tranchée où les gros sont plus en vue que les 3/4 mais une rencontre où nos Cistes sont appliqués et font bien plus que résister. Oui, il y a un coup à jouer.
 
Et d’entrée en seconde période, nos Montpelliérains essaient d’envoyer du jeu, chose qu’ils font plutôt bien, au point de récolter une pénalité dans les 22 adverses. Et Escande ne se fait pas prier pour remettre les deux équipes à égalité, de quoi accentuer le caractère indécis de cette rencontre. 6-6 après 45 minutes de jeu.
Les Toulousains tentent eux aussi d’envoyer un peu de jeu, et le jeune Bonneval, le frère de l’autre, sur l’extérieur sert Vermaak intérieur qui est à deux doigts de passer la ligne avant de se faire bien stopper par la défense de nos Cistes.
Seulement voilà, le MHR fait tout ce qui est en son pouvoir pour tenir et a tendance à se mettre à la faute, de quoi offrir 3 nouveaux points au jeune Bézy. A 20 minutes de la fin, Toulouse repasse devant, 9-6 … Avant que nos Cistes entreprenants ne récoltent eux aussi une pénalité après une belle combativité. Et le pied gauche d’Escande ne tremble pas, à l’inverse du public d’Ernest-Wallon qui voit bien que son équipe est à la peine face de vaillants héraultais qui bien qu’en difficulté en conquête restent exemplaires de solidarité et de combativité dans les rucks, au point de gagner des ballons chauds. Et de l’espoir par la même occasion, surtout quand Toulouse écope d’un jaune à 10 minutes du terme. Escande en profite pour faire passer les siens devant à 8 minutes de la fin. 9-12 pour nos Cistes, et on se prend à rêver d’un exploit ! Exploit même tout proche quand Grant après une percée échoue à 5 mètres de la ligne …
Seulement on l’a vu tout l’après-midi, les exploits de Biarritz et Oyonnax étaient proches mais la logique a fini par être respectée, alors la prudence est de rigueur.
D’autant plus que Quercy se met à la faute et que Bézy égalise à 3 minutes du terme. On ose imaginer la tournure potentiellement cruelle que peuvent prendre les évènements.
Mais le scénario semblait écrit. La cruauté a suffisamment frappé les Héraultais cette saison que ces derniers obtiennent une pénalité sur la sirène après une mêlée dévastatrice ! Sans trembler, Paillaugue envoie la gonfle entre les perches ! 12-15 pour nos Cistes score final.
 
Jamais même dans nos rêves les plus fous on aurait pensé remporter ce match. Mais à force de courage, d’envie, de cœur et de solidarité, nos Bleus ont réalisé l’impensable. Ils ont réussi pour la première fois de leur histoire à s’imposer en terres toulousaines. Et même si certains diront que Toulouse était diminué (à juste titre), l’essentiel est ailleurs, Montpellier réalise l’opération de la journée. A confirmer certes contre Perpignan le week-end prochain, mais pour l’heure on va savourer. On en a bien le droit !
 
Texte : Adrien Lignières
 
Points ST :
Pénalités : Barraque (14ème), Bézy (31ème, 60ème, 77ème)
 
Points MHR :
Pénalités : Escande (7ème, 45ème, 63ème, 72ème), Paillaugue (80ème)
 
Composition ST :
1. Gurthrö Steenkamp (63ème : 18. Schalk Ferreira) – 2. Chiliboy Ralepelle – 3. Census Johnston (56ème : 23. Yohan Montès)– 4. Romain Millo-Chluski – 5. Iosefa Tekori (70ème : 19. Edwin Maka) – 6. Yacouba Camara – 7. Akapusi Qera – 8. Gilian Galan (56ème : 16. Christopher Tolofua) – 9. Jano Vermaak – 10. Sébastien Bézy – 11. Maxime Médard – 12. Clément Poitrenaud – 13. Hosea Gear – 14. Vincent Clerc – 15. Jean-Pascal Barraque (48ème : 20. Arthur Bonneval)
 
Composition MHR :
1. Yvan Watremez (56ème : 17. Nahuel Lobo) – 2. Charles Géli (63ème : 16. Thomas Bianchin) – 3. Maximiliano Bustos (63ème: 23. Paea Fa’anunu) – 4. Mickaël De Marco (50ème: 18. Thibaut Privat) – 5. Robins Tchalé-Watchou – 6. Sitaleki Timani (53ème : 19. Fred Quercy) – 7. Paul Grant – 8. Alex Tulou – 9. Eric Escande – 10. Ilian Perraux (60ème : 20. Benoit Paillaugue) – 11. Lucas Dupont – 12. Robert Ebersohn – 13. Anthony Tuitavake (60ème : 21. Yoan Audrin) – 14. Rene Ranger – 15. Pierre Bérard (53ème : 22. Anthony Floch)
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