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Benoît Paillaugue avant MHR - Toulouse

Le 17 février 2017

Benoît, raconte-nous comment tu as vécu ces quatre derniers mois ?

 

Il n’y avait pas grand-chose au début… Beaucoup de soins, de rééducation et de patience pour attendre que toutes les sutures cicatrisent. Ça a duré facilement trois mois. J’ai repris un peu la course, puis repris les appuis, et la musculature du haut du corps depuis un mois. Et surtout le rugby depuis le stage à Salou la semaine dernière.

Tu es donc enfin opérationnel pour le match de dimanche !

 

Les médecins m’ont donné le feu vert pour le match contre le Stade Toulousain ce dimanche. Donc opérationnel et impatient de retrouver le terrain, l’Altrad Stadium et les copains.

Certains de tes coéquipiers affirment que ton retour va faire du bien sur le plan sportif, mais aussi pour l’ambiance dans le vestiaire, tu confirmes ?

Il faudrait poser la question aux joueurs ! C’est vrai que je suis absent depuis pas mal de temps, j’apporte peut-être un peu de fraîcheur, de renouveau et ma joie d’être là. Le rugby représente beaucoup pour moi et j’essaie de le partager du mieux que je peux avec les joueurs, mes coéquipiers et mes avants que j’aime bien taquiner. Pour moi, c’est un grand bol d’air de retrouver le stade, le ballon et j’espère que petit à petit je retrouverai un niveau correct.

Tu es très attendu par les supporters, un peu de pression ?

Jne suis pas le messie, je ne vais pas révolutionner les choses. Maintenant, cela fait presque neuf ans que je suis ici, j’ai un passé avec ce club. Je suis conscient d’être apprécié par les supporters et par le club en général. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien quand je me suis blessé et j’en suis ravi. Je pense que je vais avoir besoin de temps pour retrouver toutes mes sensations, être de nouveau à 100% au niveau du physique, du rythme des matchs, etc. Je ne me mets pas de pression particulière parce que je suis tellement content de revenir. Pour moi, ce n’est que du bonheur et la pression, je l’aurai le jour du match. Donc finalement, je suis juste heureux et content de retrouver tout le monde.

Est-ce que tu appréhendes les premiers impacts ?

Quand je suis sur le terrain, je ne me pose pas ce genre de question. Ce n’est pas mon style. Ce serait plus me tromper qu’autre chose. Je passerai à côté de mon match, j’aurai des réticences au moment de plaquer et ça me mettrait plus de pression qu’autre chose. Une fois le premier plaquage et la première passe réussis, je serai dans mon match.

Nous sommes dans une période de doublons, Toulouse est fortement pénalisé. De notre côté, nous avons beaucoup d’absents. Au final, les forces s’équilibrent, comment vous abordez ce match ?

Tous les matchs contre Toulouse sont difficiles. Ils ont gagné chez nous la saison passée, même si on s’est rattrapé lors du match retour. Maintenant, eux ont beaucoup d’internationaux et nous beaucoup de blessés et d’absents comme les frères Du Plessis qui ne sont pas là. Les joueurs présents pour les remplacer sont des joueurs des talents. Autant ici qu’au Stade Toulousain. Donc oui, avec les absences de part et d’autre, les forces vont s’équilibrer. Nous, on a vraiment besoin de gagner après la défaite à Castres et l’élimination en Champions Cup. Il faut réellement retrouver le goût de la victoire à domicile si on veut jouer les premiers rôles.

Un mot pour les supporters qui te retrouveront dimanche ?

Je suis très heureux de les retrouver, j’espère que le stade sera plein et qu’ils seront derrière nous. J’ai hâte de me défoncer pour eux, pour le club. Quatre mois, c’est très difficile et très long. J’ai beaucoup d’envie et je donnerai le maximum !