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Charles Géli avant MHR - Stade Français

Le 05 janvier 2018

Comme Kélian Galletier quelques semaines avant lui, Charles Géli a franchi cette saison la barre symbolique des 100 matchs disputés sous les couleurs du club. Titulaire au poste de talonneur demain, le catalan revient avec nous sur sa place au sein du club qu'il connaît depuis six ans, avant de se tourner vers la réception du Stade Français Paris.

Charles, tu as disputé ton 100ème match face à Lyon le 23 décembre dernier. As-tu ressenti quelque chose de particulier ?

Je pense que c’est quelque chose d’important. Cent matchs dans le même club, ça prouve un certain attachement. Après tout, cela fait six ans que je suis au club… je suis content d’avoir dépassé les 100 matchs.

Au club depuis la saison 2012-2013, tu fais partie des « anciens »…

Oui, sans le faire exprès ! (Rires) C’est comme ça, quand on compte, on n’est pas des masses à être ici depuis tout ce temps. Il y en a qui ont fait plus… mais c’est vrai qu’il y en a surtout qui ont fait moins.

Est-ce un rôle qui te tient à cœur ?

Oui et non. C’est un rôle peu particulier surtout avec les jeunes qui montent, surtout par rapport à l’histoire du club. On a connu d’autres systèmes, des méthodes différentes. On peut expliquer comment les choses se passaient avant… C’est important : quand j’ai commencé le rugby, c’était bien que les anciens nous expliquent comment ça se passait. Mais d’un autre côté, aujourd’hui, tout le monde sait ce qu’il a à faire en entrant sur un terrain de rugby, tout le monde est professionnel.

Tout ton équipement au club est marqué du nombre 66… Te sens-tu montpelliérain ou catalan ?

On va dire que je suis un régional ! Je suis attaché au Sud, attaché à la région ! (Il sourit)

Quel est ton plus beau souvenir à Montpellier ?

Disons que ce que j’ai préféré, ce sont les gros matchs à domicile, avec une bonne ambiance dans le stade. Pour moi, c’est super important de jouer à la maison et d’avoir un gros public. Ce sont ces moments qui m’ont marqué le plus.

Comment se sent l’équipe après la contre-performance à Brive ?

On est conscient de ne pas être, parfois, à 100% de notre potentiel. Si on doit faire quelque chose cette saison, ou au moins ne rien regretter, il faut être à 100% tout le temps, à domicile comme à l’extérieur, de la première minute à la 80ème. Si on a un petit relâchement, en face, on ne nous fera pas de cadeau. Nous non plus, on ne doit pas en faire et donner le meilleur de nous-mêmes. On a un potentiel qu’on n’exploite pas entièrement. Si on ne le fait pas, on aura des regrets. Quand je regarde notre équipe, si on arrive à exploiter comme il faut, je pense que ça peut très bien se passer.

Demain, nous affronterons le Stade Français qui viendra sans pression à l’Altrad Stadium…

En Top 14, il y a toujours un peu de pression. Dans ce championnat, tout le monde se déplace pour marquer des points. Personne ne peut plus faire l’impasse et même quand les équipes font tourner, le niveau est relevé. On s’attend à un gros match.

Que peux-tu nous dire sur cette équipe ?

Ils ont de belles individualités et sont aussi très solidaires. Ils l’ont prouvé par le passé… Il y a beaucoup de mecs qui aiment leur club. Ils ont de quoi nous poser des problèmes, on devra être vigilant.

Pour finir, un petit mot pour les supporters avant de les retrouver demain à l’Altrad Stadium ?

Tout d’abord, j’adresse mes meilleurs vœux à tous. Je tiens à leur dire qu’on a besoin d’eux. Nous sommes sensibles à ce qui se passe dans les tribunes, que l’ambiance soit bonne ou mauvaise. Ils font partie de l’équipe. Le seizième homme existe et j’y attache de l’importance. Je sais que ça vient de nous aussi, il faut qu’on fasse ce qu’il y a à faire sur le terrain. C’est un tout et on espère ne pas les décevoir.