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Didier Bès à l'assaut de la Géorgie

Lundi 04 Novembre 2013
Hier, Didier Bès, ancien entraîneur des avants du Montpellier Hérault Rugby, aujourd’hui en charge des jeunes pépites du Centre de Formation, s’est envolé pour la Géorgie afin d’y entraîner les avants de l’équipe nationale. Appelé il y a quelques semaines pour préparer les matchs qui opposeront la Géorgie au Canada, aux Etats-Unis et aux Samoa, il nous a accordé quelques instants pour parler de cette nouvelle aventure qui commence.
 
MHR : Didier, on a entendu dire que tu partais entraîner les avants de l’équipe de Géorgie. Comment a démarré cette nouvelle aventure ?
 
Didier : Ca a démarré par un coup de fil d’un des managers de l’équipe, il y a de ça 2 mois. Il m’a demandé si ça m’intéresserais de travailler sur le jeu des avants pour les tests de Novembre. Je pense que ça c’est fait par le bouche à oreille parce que finalement, il y a quelques Géorgiens qui sont passés par Montpellier !
 
MHR : As-tu hésité avant d’accepter ?
 
Didier : Tu te rends disponible quand on te fait une demande comme ça. C’est une chance donc ça n’a pas été compliqué d’accepter. C’est l’occasion de retoucher au haut niveau et puis il faut tout de même dire que ça fait plaisir qu’on pense à toi, qu’on ne t’ait pas oublié. Après, il m’a tout de même fallu un temps de réflexion pour en parler avec ma famille, voir si c’était possible... 
 
MHR : Pourquoi, selon toi, avoir fait appel à toi ?
 
Didier : Je pense déjà qu’il y avait une vraie envie du staff géorgien d’attirer un entraîneur Français parce qu’il se trouve que toute la sélection nationale joue en France. Devant, les joueurs sont issus du Top 14 et de la ProD2 et derrière c’est plutôt 2ème division et Fédérale 1. A mon avis, le staff souhaitait un Français à ce poste-là pour être dans la continuité du jeu qu’ils pratiquent tout au long de l’année. Les Géorgiens sont des joueurs fiers, combattifs et performants à qui on demande de pratiquer un jeu très aéré en Top14 et qu’ils n’arrivent pas forcément à reproduire sous le maillot national, notamment au niveau de la conquête. Il va donc falloir  trouver le bon compromis pour les faire jouer collectivement.
 
MHR : Connais-tu le staff déjà en place ?
 
Didier : Il y a un « head coach », Milton Haig, un entraîneur des arrières, Michaël Bradley, et moi devant. En plus, il y a deux entraîneurs assistants géorgiens, anciens joueurs, qui traduisent. Je ne les connais pas du tout, on a juste échangé des mails. Au départ, je serais surtout dans l’observation. Après, il y a des secteurs, comme celui de la mêlée, où je pourrais très rapidement me mettre au travail.
 
MHR : Tu as une appréhension, celle de ne pas réussir à comprendre et à te faire comprendre. Tu en es où de ton anglais ?
 
Didier : (Rires) Je ne sais pas, en fait… Je suis un homme de terrain. Je serais fixé quand je serais là-bas ! De toute façon, tous les joueurs parlent Français, l’un des traducteurs vit en France ce qui ne m’empêchera pas de faire l’effort de parler Anglais. J’y travaille !
 
MHR : Cette mission porte sur la préparation des tests de Novembre. Si c’est concluant, es-tu prêt à t’engager d’avantage ?
 
Didier : Si c’est concluant, ils me proposeraient de prolonger jusqu’à la Coupe du Monde… Aujourd’hui, je ne tire aucun plan sur la comète, je vais déjà voir comment ça se passe. C’est un tout : il faut que tout le monde se sente bien, moi y compris. Puis il faudra aussi regarder les résultats à la fin de ce mois passé là-bas. En tout cas, étant donné que c’est une sélection, le planning me permettrait de continuer, ce serait juste une organisation à trouver. J’attends vraiment de voir pour envisager la suite même si j’espère que tout se passera bien et que cette aventure ne s’arrêtera pas là.
 
MHR: En Géorgie, tu vas retrouver beaucoup de joueurs que tu connais bien…
 
Didier : Oui, Mamuka Gorgodze, Misha Nariashvili et Davit Kubriashvili, entre autres. Ça me fait plaisir de travailler avec eux à nouveau. Ce sont des gens droits, fiers, honnêtes, qui ne sont pas défaillants. J’ai vu Mamuka et Misha arriver à Montpellier. Ils ont travaillé très dur pour arriver là où ils sont, beaucoup plus que les autres, et j’ai un très grand respect pour eux. Si un lien se crée avec eux, tu peux les emmener jusqu’au bout du monde. Je suis très fier de faire partie de ça. 
 
MHR : Pour finir, que peut-on te souhaiter ?
 
Didier : De prendre beaucoup de plaisir !
 
MHR : Merci Didier et à très bientôt pour un débrief.