• ChroniqueChronique

Focus sur : Perpignan - Montpellier

Le 27 septembre 2018

Les nombres sont parfois farceurs. En s’imposant face au Stade Toulousain sur le score de 66 à 15, le MHR a involontairement envoyé un signal à son voisin catalan avant de se déplacer dans les Pyrénées-Orientales pour un derby qui s’annonce chaud bouillant.

Une victoire qui a fait du bien au moral des coéquipiers de Kélian Galletier après la débâcle lyonnaise : « On sort d’une semaine compliquée. Ça fait plaisir de prendre cinq points et de se remettre la tête à l’endroit ». Un avis partagé par Yvan Reilhac, qui devrait connaître une cinquième titularisation ce week-end : « On a su mettre en place le jeu que l’on voulait. On a pu se défouler et prendre du plaisir sur le terrain, ça fait du bien ». Tous les voyants semblent donc être au vert avant de retrouver l’ambiance électrique du stade Aimé Giral.

Le même refrain revenait en conférence de presse cette semaine : les matchs contre Perpignan sont toujours particuliers. Montpelliérain depuis l'adolescence, Yvan Reilhac peut témoigner de cette rivalité : « Chez les jeunes, il y a trois matchs qu’on n’a pas le droit de perdre : Béziers, Narbonne et Perpi. »  Le jeune trois-quarts centre poursuit : « Les Catalans sont chauds pour ce match, ce ne sera pas une rencontre comme les autres ». Même son de cloche chez Kélian Galletier, qui sera l’un des rares cistes à avoir déjà foulé la pelouse d’Aimé Giral. « On sait depuis le début de la saison que ce match sera difficile. Il y a là-bas une ambiance très chaude. C’est un public fort. On connaît le pesage, la bronca catalane… Il faudra en faire abstraction ! »

Après avoir survolé les débats face à Toulouse, les coéquipiers de Kélian Galletier tenteront de confirmer à l'extérieur.

Pas question non plus de tomber dans l’émotion pour le manager Vern Cotter. « À ce niveau il faut être capable de jouer un match sous pression et de transférer cette pression sur l’adversaire ». Habitué des grands rendez-vous, le technicien néo-zélandais prévient ses hommes : « L’USAP est une équipe qui a du cœur. Il faut être prêt dans l’engagement et avoir la lucidité de jouer comme il faut, ne pas être emballé par l’enjeu et le public ».  

Après une courte semaine de préparation (six jours se seront écoulés depuis la réception de Toulouse), l’heure est donc venue pour nos Cistes de passer au révélateur catalan, face à une lanterne rouge au pied du mur qui jouera son va-tout devant son public. Mais une première victoire à l’extérieur lancerait définitivement la saison de nos Cistes… Plus que de simples retrouvailles entre club voisin, ce « derby » s’annonce donc déjà comme un possible tournant de la saison. Il n’appartient qu’à nos joueurs de bien le négocier !