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Fulgence Ouedraogo avant MHR - Castres

Le 31 mai 2018

Fulgence Ouedraogo, c'est 15 saisons pour 278 matchs professionnels sous le maillot du MHR. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : au fil des années, l'infatigable troisième ligne est devenue l'icône du rugby montpelliérain dont il incarne les valeurs de façon exemplaire. Déjà présent lors de l'épopée fantastique de 2011, "Fufu" disputera demain sa deuxième finale de Top 14. Avant de prendre la direction de l'aéroport, il revient avec nous sur cette saison à part, pour le club comme pour lui.

Fufu, après la naissance de ton enfant, tu t’apprêtes donc à disputer la finale du Top 14 demain soir. C’est une année un petit peu spéciale pour toi...

2018 est déjà une année inoubliable pour moi avec l’arrivée de mon fils. Devenir père, c’est quelque chose de formidable et j’aimerais que sur le plan du rugby, ce soit également une année que je n’oublierai jamais. On fera tout demain soir pour que soit le cas…

Comment ça se prépare une finale ?

Une finale, c’est la dernière étape. C’est le match le plus dur à aborder, il faut essayer de rester très concentré, de ne pas se disperser. Il faut se focaliser sur le match et pas sur l’événement. L’événement, il faut le laisser à tous nos proches, à nos familles, ça leur appartient. Nous, nous devons être dans notre bulle.

Sens-tu que la pression monte petit à petit ?

Oui forcément, la pression arrive. C’est une finale donc il y a un sentiment particulier autour de ce match… Il y a ce feeling dont on n'a pas l'habitude. Cette pression qui peut nous inhiber, ou nous pousser à bien faire.

Il y a sept ans, on se souvient que tu avais disputé la finale avec une main cassée. Rassure-nous, tu es toujours aussi déterminé ?

Cette fois, ma main va bien ! J’en ai gardé une séquelle, une bosse qui restera à vie, maintenant. Mais j’ai toujours la même envie, la même détermination ! C’est une finale et on n'a pas envie de passer à côté. 2011 reste certes un beau moment, mais c’est aussi un souvenir frustrant que d’avoir perdu si proche du but.

A l’image de la "bande de potes" de 2011, on sent le groupe également soudé cette saison.

Notre groupe est très uni cette année. Selon moi, ça a été une de nos forces. Cette finale, 23 joueurs auront l’occasion de pouvoir la jouer, mais c’est 40 joueurs qui ont offert la chance au club de pouvoir la disputer. Lors des entraînements, ces deux dernières semaines, on a pu remarquer l’implication de ceux qui ne sont pas dans le groupe. C’est énorme ! C’est la première année que l'on vit ça. D’habitude, on a tendance à restreindre le groupe à 25 ou 26 joueurs. Aujourd'hui, toute l’équipe est présente, tout le groupe est derrière nous. On sent une communion et une entraide entre nous.

Ces dernières années, Montpellier a été sacré championne de France de football, de handball, de volley-ball et de bien d’autres sports. Finalement, il ne manque que le Bouclier de Brennus…

C'est vrai que Montpellier est une ville de sport, souvent titrée. On aimerait apporter le Bouclier à cette ville et surtout au club. Il y a beaucoup d’attente et d’engouement derrière nous. On aimerait que cette saison se finisse de la meilleure façon possible...

Un dernier mot pour nos supporters avant de prendre l'avion vers Paris ?

On a été vraiment surpris et très heureux de leur soutien à Lyon en demi-finale. Ils ont fait le boulot ! On s’est senti poussés par eux et on espère qu’ils reproduiront ça au Stade de France, quel que soit le résultat final. J’aimerais les remercier car ils sont formidables et nous ont encouragé jusqu’au bout. J’espère que demain soir sera une grande fête pour nous tous.