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Kélian Galletier avant Racing 92 - MHR

Le 24 novembre 2017

Formé à l’école du Pic Saint-Loup et arrivé au MHR à l'âge de 15 ans, Kélian Galletier fait partie de ces « jeunes du cru » qui incarnent l’âme montpelliéraine. Travailleur sérieux et épanoui, ce féru de cyclisme disputera dimanche face au Racing 92 son 100ème match sous les couleurs du MHR. Tout en décontraction, Kélian nous parle de ce match forcément particulier pour lui.

Kélian, comment se sent l’équipe après cette belle victoire face au Stade Toulousain (33-22) ?

L’ambiance est forcément au beau fixe en étant premier du championnat avec quatre points d’avance. Maintenant, il faut maintenir ça. On sait que c’est difficile, mais tant qu’on gagnera, l’ambiance sera bonne.

On t'a vu très en jambes lors de ce dernier match. Personnellement, comment te sens-tu ?

J’ai subi une opération au genou après le barrage de la saison dernière, qui m’a immobilisé quatre mois. Après un petit temps de reprise, je me sens très bien. Je n’ai plus aucune gêne aujourd’hui et je commence à retrouver mes jambes !

Tu es parfois aligné en numéro 8, parfois en troisième ligne aile. À quel poste préfères-tu jouer ?

Je n’ai pas vraiment de préférence particulière. Les deux postes sont certes un petit peu différents mais mon style ne varie pas. Mon jeu est plutôt basé sur la vitesse, le déplacement et la technique. Je suis content d’avoir cette polyvalence. Mais ce qui importe pour moi c’est de jouer, d’avoir ma place dans l’équipe et sur le terrain.

Dimanche, ce sera un match un peu particulier pour toi, puisque tu disputeras ton 100ème match au MHR…

C'est vrai, je vais devenir centenaire ! (Rires) Ça va vite... Je ne les ai pas vu passer. Ce club représente beaucoup pour moi, j’y suis attaché, j’espère en faire encore d’autres.

Te souviens-tu de ton premier match chez les pros ?

Bien sûr ! C’était ici contre Brive en août 2011. Je n’avais joué qu’une dizaine de minutes et nous avions perdu… 12-28.

Quel est ton meilleur souvenir au club ?

Il n’y en a pas qu’un… Évidemment, il y a le titre en Challenge Cup il y a un an et demi. Mais j’ai également vécu un grand match à Trévise en H Cup en 2013. C’était ma troisième saison avec les pros mais c’est vraiment à partir de là que j’ai pu m’imposer dans cette équipe. Ça a été le déclic. Ce jour-là j’avais des jambes de feu. Un bon souvenir de ce match, même si je n’avais pas réussi à marquer !

Mais ce que je garde surtout, c’est ce que m’ont apporté les mecs avec qui j’ai évolué. Au fil des années et des matchs, j’ai créé des amitiés fortes, c’est ça que je garde principalement.

Que peux-tu nous dire sur le Racing 92 que nous allons affronter dimanche ?

Même quand on a l’impression qu’ils sont un peu en dedans, ils sont toujours là, toujours aussi puissants et performants. Le match de l’an dernier là-bas le caractérise un peu : on avait accroché ce match et en cinq minutes, ils avaient fait basculer la partie (le MHR s’était incliné 21-9 après avoir mené 3-6 à la mi-temps). C’est ce qui ressort même aujourd’hui, ils parviennent toujours à s’imposer même quand ils sont un peu « pris ». En plus, ils viennent de faire un bon coup à l’extérieur à Toulon. C’est une équipe sûre d’elle, d’expérience, difficile à battre sur ses terres.

Le barrage perdu à domicile reste-t-il dans les mémoires ?

Ce match nous a marqués, collectivement et personnellement. Ce jour-là, on s’est fait complétement dominer de la tête et des épaules. Forcément, ça laisse des traces. On est passé à autre chose, mais il est vrai que depuis plusieurs saisons, on a les moyens de pouvoir gagner quelque chose et on bute à chaque fois sur ce genre de match. Il faut s’en servir !

Un petit mot pour les supporters avant ta 100ème dimanche ?

De par ma personnalité un peu réservée, et le fait que j’ai grimpé les échelons doucement, je ne suis pas vraiment le joueur le plus populaire, mais je sais qu’ils me soutiennent et c'est bien qu'ils le fassent. C’est important, en tant que joueur, on en a besoin !