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Louis Picamoles avant MHR - LOU

Le 24 mai 2018

Au terme du dernier entraînement avant le départ pour Lyon, le capitaine Louis Picamoles, qui sera titulaire en numéro 8 au Groupama Stadium revient pour nous sur la préparation de nos Cistes avant le grand rendez-vous des demi-finales.

Louis, quel est l’état d’esprit de l’équipe avant de monter dans le bus vers Lyon ?

Nous avons bien travaillé ces trois dernières semaines. Maintenant, sur un match de phase finale, on sait que rien n’est joué d’avance. On essaie de se concentrer sur nous-mêmes pour produire le meilleur match possible demain soir. On fera les comptes après le coup de sifflet final.

Comment juges-tu la saison du MHR jusqu’à présent ?

Je pense qu’on pourra juger notre saison en fonction de ce qu’on sera capable de faire d’ici la fin... Pour l’instant, c’est une bonne première partie de saison. On arrive à la fin du marathon : le plus long est fait mais le plus dur reste à faire. On a terminé premier, ce qui est évidemment positif. Nous sommes également restés invaincus à domicile, ce qui représente aussi quelque chose de fort dans un championnat très relevé. Mais aujourd’hui, tous les compteurs sont remis à zéro avant cette demi-finale. On a pris conscience de tout ça, à nous d’être le plus fort possible dans nos têtes.

On sent l’équipe plus expérimentée, peut-être plus prête à jouer ce genre de matchs couperets…

On aura la réponse demain soir ! J’ai eu la chance de connaître ce genre de matchs avec le Stade Toulousain et je sais donc que rien n’est jamais joué d’avance. Les statuts de favoris ne veulent strictement rien dire sur ce type de rencontres... On ne se projette sur rien d’autre que le match de demain soir. Ce n’est qu’une fois que tout sera terminé qu’on tirera les conclusions qu’il faut.

Tu formeras une troisième ligne 100% montpelliéraine aux côtés de Kélian Galletier et Fulgence Ouedraogo. Est-ce là un signe que la formation fonctionne bien ? 

Le club a été beaucoup décrié par rapport à ça. Moi, je ne ressens pas ça et l’image est assez faussée ! On a énormément de jeunes joueurs qui s’entraînent avec le groupe professionnel. Que ce soit Fufu, Kélian ou moi, on est formé à Montpellier et c’est un plaisir de se retrouver tous les trois alignés demain. Ça peut avoir un petit côté sentimental, mais l’important, c’est le collectif : les 23 mecs qui préparent le match, les 40 qui s’entraînent depuis le début de la saison. C’est avant tout l’histoire d’un groupe.

Un mot sur l’équipe du LOU que l’on retrouvera demain soir ?

Je n’ai pas été surpris de voir ce qu’ils ont été capables de faire à Toulon, même si on pouvait penser que le RCT avait l’avantage. Les phases finales, ça ne se joue pas sur le papier, c’est un état d’esprit. Encore une fois, à ce stade de la compétition, l’étiquette de favori n’existe pas, c’est vraiment du 50-50. Je ne suis pas surpris que Lyon soit là. De toute façon, on s’était préparé à l’éventualité de les rencontrer.

Enfin, que souhaites-tu dire à nos supporters qui feront le déplacement au Groupama Stadium ?

Je sais qu’il y a un énorme engouement autour de ces demi-finales. Les 3000 places que la LNR nous a octroyées sont vite parties. C’est dommage que nous n’en ayons pas eu plus car elles auraient probablement trouvé preneur. Mais cette effervescence autour de nous est déjà très positive. Pour nous les joueurs, c’est toujours important de sentir cette ferveur, de sentir que notre ville est derrière nous. On sait que les supporters seront présents et qu’ils donneront de la voix à Lyon. On compte sur eux pour nous aider à continuer l’aventure…