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Yvan Watremez chez les Babas

Mercredi 05 Décembre 2012

Pendant cette trêve automnale, certains sont partis en équipe nationale, d’autres sont restés en club et quelques chanceux ont été invités à revêtir le maillot des Barbarians Français afin d’affronter le Japon. C’est le cas d’Yvan Watremez, jeune pilier du MHR arrivé en début de saison en provenance de Biarritz, qui s’est rendu au Havre pour défier la sélection Nippone le 25 novembre dernier. 

MHR : Yvan, il y a quelques jours, tu revêtais le maillot des Barbarians pour la 1ère fois. Comment as-tu appris que tu étais sélectionné ? 
 
Yvan : Par des amis ! (Rires) J’étais à Biarritz, j’allais rejoindre des amis au restaurant et dès que je les ai rejoints, ils m’ont félicité. Je n’étais pas au courant donc on est tout de suite allé vérifier sur internet. J’étais très heureux de la nouvelle parce que j’avais beaucoup entendu parler de cette équipe.  
 
MHR : Pensais-tu un jour faire partie de cette équipe prestigieuse ?
 
Yvan : Je n’y pensais pas trop parce qu’il n’y a que des grands noms, des internationaux surtout, qui font partie de cette équipe. C’était donc un honneur de participer à cet évènement.
 
MHR : Qu’est-ce que ce maillot représentait pour toi avant de le porter ?
 
Yvan : Avant d’y participer, je ne savais pas trop de quoi il s’agissait mais aujourd’hui je peux dire que les Babas véhiculent les vraies valeurs du rugby : la camaraderie, la bonne ambiance, la convivialité. C’était vraiment fantastique.  
 
MHR : Les joueurs viennent d’horizons différents. Est-ce difficile de créer une cohésion au sein du groupe ?
 
Yvan : Il faut d’abord dire que ce sont 4 jours difficiles parce qu’au-delà des entraînements, il faut créer un groupe. Tout est très bien organisé et tout est fait pour que la cohésion se fasse rapidement. C’est très convivial, des sorties sont organisées, on va boire des verres ensemble… Le dernier soir, nous avons tous assisté à un dîner où il y avait des bandas, des danseuses orientales, des magiciens… On a vraiment profité de tous les moments à fond. Au final, le jour du match, en rentrant sur le terrain, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une telle sensation. Quand on a entendu Jean-Pierre Rive faire son discours d’avant match dans les vestiaires, on était tous en pleurs. C’est quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis très longtemps même si ça m’est déjà arrivé, notamment quand j’étais beaucoup plus jeune ou encore l’an passé quand on a disputé la finale de l’Amlin Cup avec Biarritz. Ce sont de grands moments dont je me souviendrais toute ma vie.
 
MHR : Tu es entré en jeu en seconde période. Comment t’es-tu senti ? As-tu eu la pression ? 
 
Yvan : Ce n’est même pas de la pression. Ce dont on a envie, c’est de jouer pour le copain d’à côté, de se défoncer. C’est quelque chose d’inexplicable, c’est fantastique. On était vraiment une bande de copains et on aurait été prêts à mourir l’un pour l’autre sur le terrain. Cela fait 6 mois que je suis à Montpellier, il y a un bon groupe, on s’entend tous très bien mais avec les Babas, c’est différent. Ici, on s’entraîne tous les jours, on a des objectifs à atteindre, de la pression. Ce n’est pas le cas avec la sélection des Babas et c’est vrai que ça m’a fait beaucoup de bien. Je reviens plus motivé que jamais. Ça m’a boosté et j’en suis ravi parce que j’ai eu un début de saison difficile et que j’en avais besoin. 
 
MHR : Si c’était à refaire ?
 
Yvan : Je signe direct !
 
MHR : Merci Yvan et bon courage pour la H-Cup dès le week-end prochain.