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Seta Tuilevuka se confie


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MHR : Bonjour Seta. Tout d’abord, cela fait un certain moment que vous n’avez pas foulé la pelouse d’Yves du Manoir. Comment allez-vous ?

ST : Ma blessure va aujourd’hui beaucoup mieux donc maintenant, la seule chose qui me préoccupe est de revenir en bonne forme physique. Une fois que j’aurai accompli cela, je pourrais à nouveau jouer à Yves du Manoir.
 
MHR : Vous n’avez pas de chance. L’année dernière une blessure à la main vous empêche aussi de jouer les phases finales du championnat. Avez-vous digéré la déception ou est-elle encore présente à votre esprit ?
 
ST : Bien sûr que je suis déçu. J’ai vraiment très envie d’avoir du temps de jeu car jouer me manque vraiment.
 
MHR : Ces blessures à répétition vous ont-elles atteintes au moral ou êtes-vous justement prêt à en découdre le plus rapidement possible ?
 
ST : Je suis définitivement prêt à en découdre. Le mental est là, il ne me reste plus qu’à retrouver ma forme physique.
 
MHR : Revenons sur votre parcours. Avant de rejoindre l’effectif de Montpellier, vous avez joué au Las Vegas Blackjacks. Quels souvenirs gardez-vous de ces années américaines ?
 
ST : D’avoir eu la chance de vivre la montée des Blackjacks d’une division à l’autre et de finalement gagner le titre national juste avant de rejoindre le MHR.
 
MHR : Quelles sont les différences de jeu que vous avez constaté entre le rugby américain et le rugby français ? 
 
ST : Elles sont nombreuses ! Le rugby, en Amérique, est encore en train de se développer vers son plus haut niveau mais le chemin est encore long alors qu’en France, je joue avec des joueurs de classe mondiale.
 
MHR : Dans quel style de jeu  vous sentez-vous le plus à l’aise ? Pourquoi ?
 
ST : En France. En Nouvelle-Zélande, l’équipe française a démontré au monde entier qu’elle proposait un rugby de très haut niveau. De plus, j’aime la diversité des joueurs qui évoluent dans le Top14 et tout ce qu’ils apportent au jeu français. Ca fait du jeu français un jeu unique, bon et très physique.
 
MHR : Votre frère, Alipate Tuilevuka est aussi un joueur de rugby professionnel. Est-ce à dire que le rugby est une passion familiale ?
 
ST : Je pense que le sport est très souvent une passion familiale. Dans la famille, nous avons excellés dans différents sports mais pour ma part, c’est vraiment le rugby que je préfère.
 
MHR : Quand avez-vous commencé ?
 
ST : Je n’ai pas joué au rugby sérieusement avant de m’installer aux Etats-Unis. C’est l’amour du jeu qui m’a poussé à me professionnaliser.
 
MHR : Vous êtes Fidjien, vous avez vécu longtemps aux USA. Comment se passe la vie dans le sud de la France ? Avez-vous parfois le mal du pays ?
 
ST : J’aime beaucoup la vie ici. J’apprécie notamment le climat et le fait d’être au bord de la mer mais j’avoue que oui, j’ai parfois le mal du pays. C’est surtout dur pendant les vacances.
 
MHR : Pour finir, si vous deviez définir votre aventure au sein du MHR en un mot, lequel serait-ce ?
 
ST : C’est une bénédiction.
 
MHR : Merci beaucoup Seta !