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TOP 14 Orange : Argentina siempre !


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Copyright MHR fabrice chort

 

Ils nous viennent de ce pays qui en quelques années est devenu une nation majeure du rugby international. Ils font aujourd’hui notre bonheur. Parfaitement intégrés au système de jeu mis en place par Eric Béchu et Fabien Galthié, ils se révèlent les dignes successeurs de Federico Todeschini et brillent de mille feux sous le maillot montpelliérain.


C’est la première fois que nous vous ouvrons nos colonnes, une question toute simple, comment êtes vous arrivés au MHR ?

 

Santiago Fernandez : Par mon agent, tout d’abord. Le Montpellier Hérault Rugby avait de l’intérêt pour moi. Je me suis entretenu avec Federico Todeschini par courriel. Il ne m’a dit que du bien de l’équipe et du club.

Martin Bustos Moyano : Je suis arrivé un peu plus tard dans la saison. C’est Fabien Galthié à la suite de la rencontre Argentine France qui m’a contacté. Tout est allé très vite par la suite, Federico et Juan Figallo ont fini de me convaincre.

S. F : Ils nous ont renseignés sur la qualité des structures et surtout sur le potentiel d’un groupe très jeune.

M. B. M : Il y a le facteur Eric Béchu et Fabien Galthié. Selon Fédé (ndlr, Federico Todeshini), l’équipe pouvait postuler aux play-offs.

 

 

Comment s’est passée votre acclimatation ?

 

S.F : En Argentine le rugby est encore amateur. Je n’avais que trois entraînements par semaine. Il a fallu s’habituer, les choses ont été compliquées au départ mais le corps finit par s’adapter. Pour moi le rugby est une passion, c’est un véritable luxe d’être ici. Même si je ne m’étais pas fixé comme objectif de jouer en Europe. C’est un grand plaisir de rejoindre ce qui est certainement un des championnats les plus durs au monde.

M. B. M : La différence au niveau de l’entraînement et de la préparation est énorme. L’attention qui est donnée aux détails est saisissante. Fabien et Eric sont très professionnels.

  

Avez-vous seulement eu le temps de profiter de la ville ?

 

S. F : On a une des meilleures météos de France. L’écusson, la comédie, la plage, c’est idéal pour sortir de l’ordinaire et du rugby. Ici les activités sont nombreuses, c’est agréable.

M. B. M : La vie ici est très confortable. Le climat est proche de celui que nous avons connu en Argentine et nous avons la plage en supplément. Que demander de plus ?

 

Santiago Fernandez «  Bayonne une équipe dangereuse »

 

Vous semblez tous deux avoir très vite appris, vous vous êtes notamment illustrés dernièrement, Santiago face à Clermont, Martin face à Bourgoin, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

 

S. F : Il nous reste trois matchs et si on finit mal, nous ne serons pas qualifiés. On ne regarde pas notre début de saison. Nous avons trois rencontres à disputer toute notre attention est portée sur Bayonne.

M. B. M : Les performances individuelles ne servent à rien sans performance collective. Nous avons un classement à assurer et un match très important pour nous samedi face à Bayonne.

 

 

Bayonne justement, comment décririez-vous ce club ?

 

S. F : c’est une équipe dangereuse, qui n’est pas encore distancée au classement et peut encore espérer se qualifier si elle réalise un sans faute. C’est une équipe très complète, forte dans toutes les lignes, Boyet est un très bon animateur. Il faudra prendre tout cela en compte mais il faut aussi rester concentrés sur notre jeu. Ce sera la clef de notre réussite.

M. B. M : C’est un match important pour eux comme pour nous. C’est une équipe avec beaucoup de bons joueurs et beaucoup d’internationaux, mon vis-à-vis joue en équipe de France. Il faudra répondre présent dans tous les compartiments de jeu.

 

Martin Bustos Moyano : « On fera tout pour garder cette place ».

 

On imagine que la pression se fait plus forte à mesure que la fin de saison s’approche ?

 

S. F : Non, pas nécessairement, il ne faut pas penser à la fin du championnat. Seule la prochaine rencontre doit occuper nos esprits. Il faut garder le plaisir de jouer, savoir que si nous jouons au rugby, nous jouons pour participer à des moments comme ceux qui nous attendent. Il nous reste 3 matchs, nous sommes 3ème, nous devons garder cette notion de plaisir.

Nous savons tout ce que ces rencontres ont d’important pour l’histoire du club, il n’est pas question de les galvauder.

M. B. M : A mon sens, nous avons la pression quel que soit le match. C’est important pour le rendement. Ça nous aide à ne rien lâcher sur le terrain. On fera tout pour garder cette place. Alors bien sûr la pression peut être plus forte aujourd’hui selon comment on la reçoit, mais elle ne doit que nous servir de tremplin pour l’événement à venir.

 

Comment vous décririez-vous l’un l’autre ?

 

S. F : Martin est une assurance tout risque sur un terrain. Je le connais depuis 17 ans maintenant il a toujours été adroit au pied. Je l’ai vu progresser, c’est un excellent buteur. Mais c’est aussi un très bon joueur ballon en main. Il a une bonne défense. Il est performant, rapide et polyvalent.

M. B. M : C’est un très bon joueur. Très complet. Solide en attaque comme en défense. Lui aussi est un bon buteur (ndlr, tous deux se mettent à rire) même s’il ne le pense pas. Après le match de Clermont on a pu apprécier sa vitesse. Il joue 10 ou 12, mais ce doit être au poste d’ouvreur qu’il s’exprime le mieux.

S. F : (ndlr, il coupe) Jouer 12 aux côtés de François c’est un régal.

M. B. M : C’est vraiment un bon mec, intelligent sur le terrain. Il a ce que vous appelez la vista.