TOP 14 Orange : "Le Stade Français une équipe qu'il faut craindre"
Publié le 24/03/2011
Fabien Galthié : "le terrain parlera"
Le Montpellier Hérault Rugby reçoit le Stade Français, dimanche à 21h au stade Yves du Manoir. Fabien Galthié répond à nos questions avant ce match capital contre l'équipe qui l'a fait roi.
Le championnat se resserre dangereusement en cette fin de saison, le stage de début de semaine à Agde arrivait à point nommé ?
Fabien Galthié : Je parlerais d’une délocalisation de nos journées de travail plutôt que d’un stage. Nous connaissons une passe difficile, avec de nombreux blessés, une pression grandissante à mesure qu’on se rapproche de la fin du championnat. Nous avons aussi ce match contre le Stade Français, très important pour nous, même si tous les matchs sont importants, et les nombreuses coupures que nous a imposé le Tournoi. C’est un ensemble de choses, nous sommes sur le fil à chaque rencontre. Il fallait se recentrer. Une équipe, c’est comme un vieux couple, il faut parfois casser la routine.
Les joueurs seraient démobilisés ?
F. G : Pas du tout. On ne peut absolument rien leur reprocher. Voyez-vous une équipe peu investie sur le terrain ? Les joueurs répondent présents, on ne peut pas demander plus que ce qu’ils sont capables de faire.
“Une équipe, c’est comme un vieux couple.”
A ce titre, le public et les médias sont très attentifs aux résultats du MHR et parfois même assez durs, comme ce fut le cas après la rencontre face à Agen ?
F. G : C’est assez normal. Les gens payent leur place, on doit accepter leur critique. C’est un spectacle vivant, nous sommes en démocratie, le public a le droit de nous juger mauvais s’il l’entend ainsi.
A cinq journées de la fin, quel est l’objectif du Montpellier Hérault Rugby ?
F. G : Je ne sais pas. Je n’ai pas vraiment envie d’en parler. Même lorsque nous ne sommes pas bons nous faisons le maximum. Ce qui compte, c’est répondre présent le jour J. Jusqu’à maintenant, les joueurs agissent pour le mieux. Le terrain parlera pour nous.
“Le Stade Français : une équipe qu’il faut craindre.”
Nous nous préparons à recevoir le Stade Français, une rencontre qui revêt un gout particulier pour vous ?
F. G : On n’oublie pas le passé. J’ai vécu dix années extraordinaires au Stade Français comme j’ai déjà pu le dire à maintes reprises. Mais la vie reste devant moi et je ne souhaite que vivre et partager les mêmes choses avec Montpellier. Ne serait-ce qu’à un degré moindre.
Le Stade Français a une obligation de résultat ce soir à Du Manoir ?
F. G : Toutes les équipes qui se sont déplacées à Montpellier sont venues dans l’optique de faire un résultat. J’espère de la vaillance et de l’engagement pour notre part, pour le reste on verra. Comme je le dis, le terrain parlera. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Stade Français, actuel 10ème du championnat a beaucoup de ressources. C’est une équipe avec de très bons joueurs, une équipe qu’on peut craindre. Je dirais même une équipe qu’il faut craindre.
Le MHR a connu certains problèmes en défense sur les derniers matchs notamment à Castres et face à Agen à Yves du Manoir. Avez-vous trouvé solutions ?
F. G : Ni solutions, ni raisons. C’est un constat que l’on peut faire, le MHR a failli dans ce domaine. Après, nous essayerons de faire mieux, comprendre pourquoi ça ne marche pas pour améliorer nos performances. Il est possible que le problème vienne du système de jeu, de l’organisation, d’erreurs individuelles, de la méthode… Tout est lié, tant au niveau individuel que collectif. Les prochaines rencontres nous donneront la réponse.
Thibault Privat, rejoindra le MHR la saison prochaine, c’est un élément de choix pour le club ?
F. G : Je ne souhaite pas me prononcer sur le sujet. Par respect pour les joueurs et l’équipe qui joue. Nous sommes en mars 2011, restons concentrés sur cette fin de saison. Je n’ai jamais eu l’habitude de communiquer sur le recrutement avant le terme d’une compétition, c’est quelque chose qui fragilise le groupe.












