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Graines de cistes #03 : Ushangi Tcheishvili

Le 22 octobre 2019

Dans l'ombre de ses illustres compatriotes, Ushangi Tcheishvili trace son petit bonhomme de chemin. Voilà maintenant trois ans que "Usha" a fait le choix de quitter sa Géorgie natale et poser ses valises à Montpellier pour réaliser son rêve d'enfant. Travailleur discret mais acharné, le jeune gaucher fait partie des éléments prometteurs du centre de formation et a accepté de répondre à nos questions dans un français parfait.

Bonjour Usha. Pour commencer, peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Ushangi Tcheishvili. Je viens de Koutaïssi, qui est la deuxième ville de Géorgie derrière la capitale Tbilissi. Toute ma famille et mes amis vivent là-bas. J’y ai grandi jusqu’à mes 17 ans. J’ai étudié une année à l’université avant de partir pour la France.

Que représente le rugby pour toi ?

J’ai commencé le rugby très jeune. C’est un proche qui m’a dit un jour que le rugby était le meilleur sport qu’un homme puisse pratiquer. Personne n’y jouait dans ma famille. J’ai essayé et j’ai tout de suite adoré. J’ai joué à Koutaïssi toute ma jeunesse, puis j’ai été sélectionné avec l’équipe nationale des moins de 18 ans, ce qui m’a permis de voyager et par la suite de me faire repérer. C’est comme ça que l’on m’a proposé de venir ici, à Montpellier.

Pourquoi avoir décidé de quitter ton pays si jeune ? N’était-ce pas difficile ?

Pour moi, c’était un vrai rêve de jouer un jour en Top 14… C’était assez compliqué de partir car j’étais encore jeune et je parlais seulement géorgien et anglais. Heureusement, il y avait les « anciens » comme Misha Nariashvili, Kote Mikautadze, Gagi Bazadze ou Davit Kubriashvili pour nous accueillir et nous aider à nous intégrer. Aujourd’hui, c’est ma quatrième saison en France et je pense que je me suis bien amélioré en français. Et puis chaque année, il y a au moins un nouveau géorgien qui nous rejoint (Rires).

Ton rêve de Top 14 est donc devenu réalité il y a près d’un an, lorsque tu as joué ton premier match chez les pros…

Oui, c’était à domicile contre le Racing 92. J’étais le remplaçant de « Misha », qui est un des meilleurs piliers du Top 14. C’était déjà quelque chose d’énorme pour moi. J’étais un peu nerveux mais je pense que ça s’est plutôt bien passé. C’était une grande fierté pour moi d’avoir pu faire honneur à mon club, mais surtout à ma famille.

Comment se passe la vie avec les autres Géorgiens ? Vous retrouvez-vous en dehors du stade ?

Nous, les Géorgiens, sommes une grande famille. Personnellement, je suis arrivé au club avec Luka Azariashvili, qui a presque le même âge que moi et avec qui je passe beaucoup de temps. Il y a aussi Gela Aprasidze qui est arrivé un an plus tard…  Misha, Kote et Levan nous invitent souvent chez eux. Ils sont plus expérimentés et avant les matchs, ils sont toujours là pour nous rassurer et nous encourager.

Quels sont tes hobbies en dehors du rugby ?

J’aime beaucoup cuisiner. Pour moi ce n’est pas une contrainte et ça ne me dérange pas prendre du temps pour préparer des repas sains. Je n’ai pas d’abdos, mais ce n’est pas grave ! (Rires) Je fais ça car je prends du plaisir !

Quel est ton objectif, maintenant que tu as goûté au Top 14?

Je n’en ai pas vraiment. Bien sûr, j’aimerais un jour jouer pour les Lelos mais j’en suis encore loin et je dois encore travailler dur dans tous les secteurs pour être le meilleur possible !

 

Crédit photo : Erwan Maitre