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Graines de cistes #06 : Théo Grégeois

Le 09 janvier 2020

Arrivé dans l’Hérault en 2018, Théo Grégeois fait déjà partie des cadres de l’équipe Espoirs. Ambitieux, ce solide ardéchois d’1,96 M pour 107 kg revient d’une blessure qui l’a privé du début de saison, mais espère faire ses preuves rapidement sur le terrain. Rencontre.

Pour commencer, peux-tu nous présenter ton parcours ?

Je m’appelle Théo Grégeois, je suis né à Paris mais je viens d’Aubenas en Ardèche. J’ai commencé le rugby à l’âge de 15 ans. Au bout de deux ans, je suis entré au centre formation du Rugby Club Aubenas Vals et j’ai fait mes premières feuilles de match en Fédérale 1 avant de recevoir une proposition de la part de Montpellier que j’ai donc rejoint l’année dernière.

Comment s’est passée ta première saison à Montpellier ?

Dès mon arrivée, j’ai participé à la préparation physique avec les pros et au stage de présaison dans les gorges du Tarn. Je suis ensuite « redescendu » avec les Espoirs. J’ai quasiment joué tous les matchs et nous sommes arrivés jusqu’en demi-finale ! L’été dernier, j’ai pu participer aux deux premiers matchs amicaux face à Brive et Agen. Ils se sont plutôt bien passés et j’étais fier de moi.

Tu évolues aussi bien au poste de deuxième ligne qu’à celui de troisième ligne. Où va ta préférence ?

Avant, je penchais plutôt vers le poste de deuxième ligne car on avait des besoins à ce poste-là. Aujourd’hui, je me retrouve plus en troisième ligne. Je suis plutôt un joueur de l’ombre (rires), je ne suis pas un mec qui va faire des percées, je me concentre sur les zones de rucks, les placages, tout ça, quoi…

Peux-tu nous parler de ta saison avec les Espoirs ?

Nous avons connu un début de saison compliqué mais nous avons finalement remporté notre premier match face à Mont-de-Marsan. On a bien fêté ça dans un pub en ville avec toute l’équipe. C’était pas mal… Personnellement, je me suis blessé à la cheville lors du tout premier match, dès la troisième minute. Je n’ai repris la compétition qu’au début du mois de décembre.

Comment expliques-tu ces difficultés ?

La transition a été compliquée cette saison. Il y a eu des départs et nous avons intégré beaucoup de jeunes qui montent tout juste de Crabos. J’ai 21 ans et je fais partie des plus « vieux » du groupe. Mais nous avons vraiment l’objectif de nous maintenir dans cette poule. Je sens que l’équipe peut le faire. Il faut qu’on soit tous ensemble, qu’on s’y file tous sur le terrain et surtout qu’on ne lâche pas !

En tant qu’ « ancien », tiens-tu un rôle particulier au sein du groupe ?

Nous, les plus vieux, sommes là pour les aider. On doit être des leaders sur le terrain. Ils ont peut-être un peu plus la pression car c’est leur première année dans la catégorie Espoirs. Nous, on a plus l’habitude et on doit être là pour les accompagner !

Que fais-tu en dehors du rugby ?

Je poursuis une formation avec la structure Oxytalis dans le commercial, la gestion, le management… Nous avons trois demi-journées de cours par semaine qui sont aménagées de façon à pouvoir gérer les entraînements. Ça fait des belles semaines ! Quand je ne joue pas, j’en profite pour retourner en Ardèche pour voir ma famille.

Un objectif particulier pour cette saison ?

Je sais pourquoi je suis venu ici. En arrivant, mon objectif était de devenir rugbyman professionnel. Si je peux faire une feuille de match dès cette année, ce serait le top !  Pour le moment, je n’ai qu’une convention, pas de contrat espoir. Je dois encore travailler, que ce soit le jeu aérien, la défense ou le jeu ballon en main.