• Centre de formation
  • ChroniqueChronique

Graines de cistes #09 : Paul Vallée

Le 17 septembre 2020

Pur produit de la formation montpelliéraine, Paul Vallée, digne successeur de son père, fait partie de ces jeunes espoirs qui frappent à la porte du groupe professionnel.

Paul, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Paul Vallée, j’ai 18 ans. Je suis en première année espoir, membre du centre de formation. J’ai ma licence au Montpellier Hérault Rugby depuis l’âge de 5 ans.

Vallée est un nom qui résonne beaucoup au MHR et à Montpellier. Ce n’est pas une pression supplémentaire pour toi de le porter ?

Il y a des gens qui pourraient penser que c’est pesant pour moi mais au contraire, c’est plus une source de motivation. Depuis tout petit, j’ai toujours voulu être comme mon père, jouer dans le même stade que lui.

Est-ce que ton père est présent sur et en dehors du terrain, pour te donner des conseils ?

De par son expérience, il aime bien être présent pour moi. Il me donne beaucoup de conseils. Parfois c’est dur, j’ai envie de ne pas l’écouter mais je sais que c’est pour mon bien. J’écoute donc tous ses conseils car je suis conscient de la chance que j’ai de l’avoir à mes côtés. Il est très investi dans mon rugby.

Tu as intégré la préparation de pré saison avec les pros. N’est-ce pas un trop gros changement par rapport au rythme des Espoirs ?

Les premiers jours, c’est impressionnant de se retrouver aux côtés de tous ces joueurs dont certains jouent régulièrement en équipe de France. J’avais des étoiles plein les yeux. Je suis quand même arrivé à rester concentré et à profiter de cette chance pour prendre le maximum d’information et d’acquérir de l’expérience.

Les joueurs t’ont-ils bien accueilli dans le groupe ?

J’ai été étonné car malgré les ambitions du club les jeunes sont importants et l’intégration s’est faite simplement et très naturellement.

Tu ne ressens pas un sentiment étrange à côtoyer des joueurs qui ont joué avec ton père, comme Fulgence  par exemple ?

Si, c’est un peu bizarre, mais c’est surtout pour eux que ça l’est le plus. Personnellement, c’est encore plus excitant de pouvoir apprendre à leurs côtés.

Depuis la reprise avec les espoirs, vous avez engrangé 2 deux victoires pour tes deux premiers matchs. Comment sens-tu le groupe ?

Il y a un super collectif et je m’entends bien avec tout le monde. Malgré les différents statuts qu’il peut y avoir dans le groupe espoir tout se passe bien et ça se voit sur le terrain. On a gagné nos deux premiers matchs, c’est de bonne augure pour la suite !

Quels sont tes objectifs personnels pour la saison ?

Avant le début de cette saison un peu particulière, je me fixais des objectifs par palier, le premier étant de performer en espoir en grappillant un maximum de temps de jeu pour être le plus souvent titulaire. Après, en ayant fait la préparation avec les pros, on se pose plus de questions… Si j’arrive vraiment à performer en espoir, pourquoi ne pas essayer de viser quelques feuilles de match avec les pros puis les équipe de France jeunes. Bref, une chose après l’autre ! Cette saison je suis concentré sur les Espoirs parce que c’est la base de tout ce qui pourrait arriver dans le futur.  

Comment as-tu vécu le confinement ? Le rugby t’a-t-il beaucoup manqué ?

J’ai toujours été sportif. Je fais du sport tous les jours, pour ne pas dire tout le temps donc ce confinement a été un frein. Je ne pouvais plus pratiquer le rugby, plus voir mes copains, plus ressentir toutes ces émotions de pression de match. J’ai fait du sport avec mon père, de la musculation ou de la course mais j’attendais la reprise avec impatience ! 

Poursuis-tu tes études en parallèle ?

Je voudrais être ingénieur, c’est un métier passionnant. Je viens d’avoir mon Bac et je suis en école d’ingénieur à Polytech à l’Université des Sciences de Montpellier. Le double projet est super important et mes parents m’ont toujours dit d’assurer mes arrières au cas où mon rêve de devenir joueur professionnel ne se réalisait pas.

Arrives-tu à concilier rugby et études ?

Oui car j’ai la chance d’avoir un planning adapté avec mon activité de sportif de haut niveau. Cela me permet d’avoir entraînement le matin et d’aller en cours l’après-midi. Si, malgré cela, on a des difficultés, le centre de formation nous donne l’opportunité de prendre des cours de soutien.

Merci beaucoup Paul et bonne continuation pour la suite du championnat !