• Centre de formation
  • ChroniqueChronique

Graines de cistes #12 : Robert Rodgers

Le 25 janvier 2021

Robert Rodgers, dit « Robbie », est un beau bébé de la nation arc-en-ciel d’1M82 pour 107 Kg qui évolue au poste de pilier gauche. Elément prometteur du centre de formation, nous sommes allés à sa rencontre pour évoquer avec lui son intégration en France, sa vision du rugby mais aussi sa place dans le groupe espoir.

Tout d’abord, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Robert Rodgers, je suis pilier pour l’équipe espoir de Montpellier. J’ai 19ans et je suis né à Pretoria en Afrique du Sud.

Tu es arrivé à Montpellier il y a deux ans. Est-ce que ça a été dur pour toi de changer de pays ?

Oui, ça a été plutôt difficile. Tout s’est passé très vite puisque 3 jours avant d’arriver ici, je passais mes examens finaux au lycée ! Mon arrivée, et celles d’autres joueurs, a été facilitée grâce aux pros sud-africains qui nous ont pris sous leurs ailes et nous ont vraiment aidé à nous intégrer. Nicolaas Janse Van Rensburg, par exemple, m’a prêté une voiture que j’ai toujours d’ailleurs.

Est-ce que la langue est une barrière entre tes coéquipiers et toi ?

Mes coéquipiers parlent bien anglais mais j’essaie de parler français le plus possible. Je prends, bien entendu, des cours de français grâce auxquels je me suis beaucoup amélioré. Aujourd’hui, je comprends tout ce qui se dit, en dehors comme sur le terrain, mais je dois dire qu’au début, c’était vraiment compliqué…

Pour toi quelle est la plus grosse différence entre le rugby français et le rugby sud-africain ?

Ici, le rugby est beaucoup plus physique et moins rapide qu’en Afrique du Sud. Les mêlées sont tellement plus dures ! A la fin du match, je ressens plus de douleur ! Dans mon cas particulier, il y a aussi le fait d’être passé de la catégorie -18 en Afrique du Sud à -21 en France. C’est un challenge mais c’est comme ça que l’on devient meilleur.

Quels sont tes objectifs au sein de MHR notamment ?

Mon objectif est au moins de jouer chaque match avec les espoirs et de les aider à faire une bonne saison. Si c’est possible, je souhaiterais également m’entraîner le plus possible avec les pros car c’est toujours bénéfique d’être au contact de joueurs comme ça. J’aimerais beaucoup porter le maillot de Montpellier dans les années à venir et devenir un grand joueur. En dehors du rugby, je me concentre avant tout sur la langue pour devenir bilingue et terminer mes études.

Est-ce que tu réalises une bonne saison avec les espoirs selon toi ?

Je pense que oui, même si je peux toujours être meilleur et m’améliorer. Pour l’instant, ça se passe bien, je donne en tout cas le meilleur de moi-même.

Quels sont tes points forts et tes points faibles ?

C’est une question difficile... Aujourd’hui, définitivement, les mêlées sont un de mes points forts parce que j’ai beaucoup travaillé et que je me suis beaucoup amélioré. Je pense être plutôt bon sur les ballons portés. Il faudrait que je m’améliore en défense, notamment sur mes côtés.

Quelle est ta sensation vis-à-vis de ton équipe ? Tu penses que vous êtes capables de faire une « remontada » ?

Je pense que c’est possible. On a eu un départ difficile parce que la moitié de l’équipe avait le Covid et qu’on était pas au complet pour les premiers matchs. Ensuite, certains sont allés jouer avec les pros pour pallier les absences donc on a dû composer, parfois en ne jouant pas à notre poste… Je reste positif et je pense vraiment qu’on peut le faire sur la deuxième partie de saison.

Est-ce que cette situation t’a impactée, tant au niveau du rugby que dans la vie en général ?

Cette crise sanitaire m’inquiète pour la santé de ma famille et celle de mes amis. En ce qui concerne le rugby, ça n’a pas vraiment changé grand-chose mis à part que tu ne peux plus vraiment te faire d’amis en dehors du terrain et qu’il n’y a plus personne pour nous regarder jouer.

Merci Robert et bonne chance pour la reprise du championnat espoir dès ce dimanche face à Grenoble !