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Officiel : Vern Cotter s'envole pour les Fidji

Le 19 février 2020

Le Montpellier Hérault Rugby officialise le départ anticipé de son directeur du rugby, Vern Cotter. Arrivé en 2017 en qualité d'entraîneur principal de nos Cistes, Vern n'a pas tarder à insuffler une dynamique victorieuse dès sa première saison dans l'Hérault, emmenant le MHR jusqu'au Stade de France au terme d'une saison 2017/2018 de tous les records (81 points au classement, 752 points inscrits, 63 points sur 65 possibles pris au GGL Stadium). La saison suivante, il mène nos Cistes jusqu'en barrage, à Lyon, après avoir enchaîné les miracles et opéré une "remontada" qui fera marque dans l'histoire du club. D'un commun accord trouvé avec le président Mohed Altrad, Vern Cotter est libéré de ses trois derniers mois de contrat. Il prendra la tête de la sélection nationale fidjienne cet été, une nouvelle aventure dans laquelle nous lui souhaitons beaucoup de réussite. 

Bonjour Vern. Tout d’abord, tu t’es fait très discret ces derniers mois. Comment vas-tu ?

Je vais très bien, merci. Je suis parti voir mes deux plus grands enfants en Nouvelle-Zélande au mois de janvier. Je me suis ressourcé auprès des miens.

Tu pars rejoindre les Fidji dans les prochains jours. Peux-tu nous dire comment as-tu été approché ?

J’ai été approché à la fin de la Coupe du Monde de Rugby 2019. Ce projet correspond à mon envie de me rapprocher de ma famille et de retourner dans l’hémisphère sud après 14 ans passés en Europe. Les Fidji ne sont qu’à 3 heures d’avion de la Nouvelle-Zélande ce qui veut dire que je pourrais habiter chez moi et faire des allers-retours vers les Fidji facilement.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à accepter une nouvelle sélection ?

Je suis aussi très excité à l’idée de collaborer à nouveau à une sélection et d’avoir l’opportunité d’œuvrer au niveau du rugby mondial. C’est un challenge mais aussi une aventure passionnante, d’autant plus que la Coupe du Monde 2023 se déroule en France ! Une sélection c’est très intense. Ce sont des matchs couperets avec des périodes de préparation plus longues. Pendant cette préparation, je vais être amené à revenir en France et en Europe où de nombreux joueurs fidjiens évoluent. C’est la cerise sur le gâteau, ça veut dire que je pourrais revenir voir les copains plusieurs fois par an !

Etre à la tête d’une sélection, cela correspond à une envie que tu avais ?

J’avais déjà été sélectionneur de l’Ecosse et j’avais adoré ça. La plus grosse différence entre un club et une sélection c’est qu’en club, tu n’as pas l’obligation de gagner tous tes matchs, l’important c’est de gagner le dernier. En sélection, chaque match compte ! La préparation est beaucoup plus dans le détail. Le plus gros défi, pour moi, va être de m’adapter à cette nouvelle culture en pensant que je vais devoir gérer 30 Jim Nagusa ! (Rires) Je plaisante parce qu’à dire vrai, les académies fidjiennes se sont beaucoup structurées ces dernières années. Elles se sont rapprochées de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie pour évoluer.

Comment va s’articuler ton quotidien à présent ?

Je vais avoir deux équipes. Une basée dans l’hémisphère sud, l’autre dans le nord. L’intérêt principal c’est de pouvoir suivre les joueurs au plus près de l’endroit où ils évoluent, en Europe, mais aussi de repérer de nouveaux talents. Sur la dernière Coupe du Monde, la moyenne d’âge de l’équipe était de 28 ans. Ces joueurs-ci ne joueront donc pas en 2023 d’où l’importance d’avoir deux équipes complémentaires pour regarder vers le futur !

Tu clos une aventure au MHR qui aura duré un peu plus de deux ans. Si tu devais dresser un bilan, lequel serait-ce ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre maintenant. Il faudrait plus de recul. A chaud, je dirais qu’il y a eu beaucoup de joie et de plaisir d’arriver en finale la première année et que la déception a été d’autant plus grande… L’année d’après, la « remontada » a été quelque chose de très excitant à vivre. Je dirais qu’il y a de la frustration de ne pas avoir réussi à être champion de France car avec mon staff, on était venu avec cette ambition-là, clairement. Cela a été très enrichissant sur bien des plans. L’image du club a changé, en bien je crois. Le travail amorcé avec le centre de formation y a contribué. Il faut continuer à construire et je souhaite aux joueurs mais aussi à tous les salariés du club, qu’ils arrivent un jour à gagner ce titre tant attendu !

Quel est ton meilleur souvenir au club ?

Là aussi c’est compliqué ! En tant qu’entraîneur, je crois que le plus beau, c’est les sourires des supporters, du staff, des joueurs et du President à la fin d’un match important gagné… Je repense également à l’essai de Momo, que je suis heureux de voir aujourd'hui avec les Bleus, qui nous permet de rester dans la course à la fin de la saison dernière et à la joie que cela a procuré au public et à l’équipe et au club. On fait ce métier pour prendre du plaisir, bien sûr, mais surtout pour en donner !

Pour finir, que peut-on te souhaiter ?

Un bon match contre la France en 2023 ! (Rires)